Quels sont les réflexes à adopter avant l’arrivée des secours ?
Accident au travail : les bons gestes peuvent faire la différence
Un accident ou un malaise peut survenir à tout moment dans l’entreprise. Chute, coupure importante, brûlure, étouffement, perte de connaissance ou encore arrêt cardiaque : face à une situation d’urgence, les premières minutes sont particulièrement importantes.
Avant même l’arrivée des secours professionnels, les personnes présentes sur place ont un rôle essentiel à jouer. Encore faut-il savoir comment réagir sans aggraver la situation ni se mettre soi-même en danger.
La formation Sauveteur Secouriste du Travail (SST) à Marseilles proposé par Concept Sécurité Formation permet justement aux salariés d’acquérir les bons réflexes face à une situation d’urgence. Protéger, examiner la victime, alerter les secours et réaliser les gestes adaptés font partie des compétences développées au cours de cette formation.
Alors, quels réflexes adopter avant l’arrivée des secours ? Voici les principales étapes à connaître.
Sécuriser la zone avant d’intervenir
Face à un accident, le premier réflexe consiste à vérifier qu’il est possible d’intervenir sans danger. Se précipiter vers une victime sans analyser la situation peut exposer le secouriste ou d’autres personnes à un risque supplémentaire.
Avant toute intervention, il faut donc observer rapidement l’environnement et identifier les éventuels dangers : circulation d’un véhicule ou d’un engin, machine toujours en fonctionnement, risque électrique, départ de feu, chute d’objet, produit chimique ou encore zone présentant un risque de chute.
Lorsque cela est possible et sans s’exposer soi-même, il convient de supprimer ou d’isoler le danger. Il peut par exemple être nécessaire d’arrêter une machine ou d'empêcher d'autres salariés d'accéder à une zone dangereuse.
L’objectif est simple : éviter qu’un premier accident n’en provoque un autre.
Cette capacité à analyser rapidement une situation constitue l’un des premiers réflexes développés lors d’une formation SST.
Examiner rapidement l’état de la victime
Une fois la situation sécurisée, il est nécessaire d’évaluer l’état de la personne afin de déterminer les actions prioritaires.
L’examen permet de rechercher les signes pouvant menacer immédiatement la vie de la victime. Le sauveteur doit notamment être attentif à une éventuelle hémorragie importante, à un étouffement, à l’état de conscience et à la respiration.
Il peut également échanger avec la victime lorsqu’elle est consciente afin de comprendre ce qui s’est passé et d’identifier ce qu’elle ressent.
Cette étape est importante pour deux raisons. Elle permet d’adapter les premiers gestes à la situation rencontrée, mais aussi de transmettre aux services de secours des informations précises sur l’état de la victime.
Face à une urgence, il ne s’agit donc pas d’effectuer des gestes au hasard. Chaque intervention doit être adaptée à la situation observée.
Alerter rapidement les secours
Une fois la situation évaluée, l’alerte doit permettre de mobiliser les secours adaptés le plus rapidement possible.
Selon les circonstances, différents numéros peuvent être utilisés en France :
- le 15 pour le SAMU ;
- le 18 pour les sapeurs-pompiers ;
- le 112, numéro d’urgence européen.
Dans l'entreprise, il faut également respecter les éventuelles procédures internes d'organisation des secours.
Lors de l’appel, il est essentiel de transmettre des informations suffisamment précises : l'adresse ou la localisation de l'accident, la nature de l'événement, le nombre de personnes concernées, l'état apparent de la victime ainsi que les éventuels risques encore présents.
Il est également important de répondre aux questions de l'opérateur et de suivre ses consignes. Il ne faut pas raccrocher avant d'y avoir été invité.
Une alerte claire permet aux services de secours de mieux comprendre la situation et d’organiser leur intervention.
Réaliser les gestes de secours adaptés à la situation
Dans l’attente de l’arrivée des secours, certains gestes peuvent être nécessaires pour préserver l’état de la victime.
Ils dépendent entièrement de la situation rencontrée. Une personne qui saigne abondamment ne nécessite évidemment pas la même intervention qu’une personne inconsciente ou victime d’un étouffement.
Le sauveteur peut notamment être amené à intervenir face à :
- une hémorragie ;
- un étouffement ;
- une personne qui ne répond pas mais qui respire ;
- une personne qui ne répond pas et ne respire pas normalement ;
- un malaise ;
- une brûlure ;
- une plaie ou un traumatisme.
Lorsqu’une personne ne répond pas et ne respire pas normalement, l’intervention nécessite notamment d’alerter les secours, de commencer une réanimation cardio-pulmonaire et d’utiliser un défibrillateur automatisé externe lorsqu’il est disponible.
Ces gestes nécessitent toutefois d’être correctement maîtrisés. C’est tout l’intérêt de la formation SST, qui permet aux participants de s’exercer à différentes situations d’accident et d’acquérir des automatismes.
Une personne inconsciente nécessite par exemple une prise en charge adaptée selon qu'elle respire ou non. Pour approfondir ce cas particulier, découvrez nos 2 articles blog dédiés :
Comment réagir face à une victime inconsciente qui respire - Le SST face à une victime inconsciente qui ne respire pas
Ne pas déplacer inutilement une victime
Face à un accident, le premier réflexe peut être de vouloir installer la victime dans un endroit jugé plus confortable. Pourtant, déplacer une personne blessée sans nécessité peut parfois aggraver son état. En règle générale, une victime ne doit donc pas être déplacée sans raison.
Une exception existe lorsque la personne est exposée à un danger réel, immédiat et non contrôlable, lorsque le déplacement permet de la soustraire à ce danger et peut être réalisé sans risque pour l'intervenant.
Dans les autres situations, il convient de laisser la victime dans la position adaptée à son état, de la surveiller et d’attendre les instructions ou l’arrivée des secours.
Savoir ce qu’il ne faut pas faire est ainsi tout aussi important que connaître les gestes à réaliser.
Rester auprès de la victime et surveiller son état
L’appel des secours ne signifie pas que l’intervention du sauveteur est terminée.
Pendant le délai nécessaire à leur arrivée, il est important de rester auprès de la victime et de surveiller l’évolution de son état. Sa conscience ou sa respiration peuvent notamment évoluer.
Lorsque la personne est consciente, lui parler permet également de maintenir le contact et de recueillir d’éventuelles informations complémentaires.
Si son état évolue, les services de secours doivent pouvoir en être informés afin d’adapter leurs consignes.
Dans une entreprise où plusieurs personnes sont présentes, les rôles peuvent aussi être répartis. Pendant qu’une personne reste avec la victime, une autre peut appeler les secours ou aller les accueillir afin de les guider rapidement jusqu’au lieu de l’accident.
Cette organisation permet d’éviter de perdre de précieuses minutes à leur arrivée.
Garder son calme et éviter les initiatives inadaptées
Une situation d’urgence peut naturellement provoquer du stress. Pourtant, agir dans la précipitation peut conduire à des erreurs.
L’un des principaux intérêts de la formation est justement de permettre aux salariés de développer des automatismes. Lorsqu’une procédure a été apprise et répétée lors de mises en situation, il devient plus facile de structurer son intervention.
Il faut également éviter certains comportements : donner à boire ou à manger à une victime sans indication, réaliser un geste que l’on ne maîtrise pas, déplacer inutilement une personne ou encore quitter la victime sans avoir organisé sa surveillance.
Lors d’un appel aux services de secours, les opérateurs peuvent fournir des instructions adaptées à la situation. Il est donc essentiel de les écouter et de respecter leurs indications jusqu’à l’arrivée des professionnels.
Pourquoi former des Sauveteurs Secouristes du Travail dans l’entreprise ?
Le rôle du Sauveteur Secouriste du Travail ne se limite pas aux situations d’urgence. Le SST participe également à la prévention des risques professionnels dans son entreprise. Grâce à sa formation, il est notamment capable d’identifier certaines situations dangereuses et de contribuer à faire remonter les informations utiles en matière de prévention.
La formation SST associe ainsi deux dimensions complémentaires : intervenir efficacement face à un accident et participer à la prévention des risques professionnels.
Le nombre de personnes à former doit notamment tenir compte de l'organisation, des effectifs et des risques présents dans l'entreprise. Retrouvez à ce sujet notre article dédié : Combien de Sauveteurs Secouristes du Travail faut-il dans une entreprise ?
Pour conserver et actualiser ses compétences, le SST suit également des sessions de maintien et d’actualisation des compétences (MAC).
Se préparer aux situations d’urgence avec Concept Sécurité Formation
Concept Sécurité Formation accompagne les entreprises et leurs collaborateurs dans l’acquisition de ces compétences grâce à ses formations Sauveteur Secouriste du Travail.
À travers des apports théoriques, des exercices pratiques et des mises en situation, les participants apprennent à analyser une situation, protéger les personnes présentes, examiner une victime, transmettre efficacement l’alerte et réaliser les gestes de secours adaptés.
Face à un accident, les premières minutes comptent. Sécuriser, examiner, alerter, secourir et surveiller la victime jusqu’à l’arrivée des secours sont autant de réflexes qui peuvent permettre d’agir de manière organisée et adaptée lorsqu’une urgence survient.